Brèves

Ça sent le roussi pour Bnp-Paribas qui voit des centaines des milliards lui filer entre les doigts. Nos satellites nous signalent que la Société africaine de raffinage a fini de ficeler une convention avec deux grosses banques de la place. Il s’agit de la United bank of Africa Group (Uba) et d’Ecobank. Ainsi, ces deux banques vont signer des contrats pour la garantie des transactions sur le combustible utilisé par la Senelec. Nos satellites parlent d’une enveloppe de 140 milliards pour Uba et 34 milliards pour Ecobank. Les accords devraient être signés dans le courant de la semaine. Il faut dire que cela ne risque pas de faire plaisir aux Français qui ont été les traditionnels partenaires du Sénégal, dans ce secteur très juteux des Hydrocarbures. Et signaler aussi que, selon nos satellites câblés au niveau des banques, c’est le fiston du Président, à cause de l’Aéroport international Blaise Diagne dont le montage est assuré en grande partie par Bnp, qui a retardé le processus de transfert des attributions vers Uba et Ecobank. Qu’est-ce qui a évolué pour que le veto soit levé. Faut-il donc soupçonner  des contrecoups de la bataille des tranchées qui se mène encore au sommet de l’Etat ?

Mendiants

La police a fait, durant le week-end, une descente très musclée dans les rues de Dakar. Ce qui lui a permis de faire une récolte bien fructueuse. C’est ainsi qu’elle a pu interpeller, à en croire nos satellites, 175 mendiants dont 107 hommes et 68 femmes. Parmi eux, on dénombre 3 Bissau-guinéens, 34 Maliens, 2 Gambiens, 1 Camerounais et 5 Guinéens. Dans ce lot, se trouvent 7 maîtres coraniques. Accusés d’incitation à la mendicité, parce qu’ils envoient les petits talibés faire la manche, ils sont déjà déférés au parquet. Pis, ils seront présentés au juge qui décidera de leur sort. Quant aux enfants, ils sont placés au niveau du centre d’accueil Ginddi. S’agissant des étrangers, ils connaîtront leur sort, une fois que les représentants diplomatiques de leurs pays seront contactés. Certains mendiants sénégalais, qui sont restés des jours durant dans les cellules, ont été libérés, hier, après une mise en demeure. Et s’ils se font de nouveau interpeller, ils seront tout bonnement déférés au parquet. Cette opération est, selon une source sûre, une première étape de la stratégie adoptée pour faire disparaître le phénomène de mendicité qui ne vise pas, seulement, les handicapés, mais les mendiants en général. Comme pour dire que lorsque l’Etat est réellement décidé, rien ne peut l’arrêter.

Baye-Fall

Toujours au chapitre de l’interdiction de la mendicité, une mesure qui est entrée en vigueur depuis plus de 5 jours, il nous revient qu’elle n’est pas respectée à Saint-Louis. Car, les Baye-Fall, qui y pourchassaient les automobilistes et autres piétons, continuent de tendre la main. Massés sur l’avenue du Général De Gaulle, bien portant et aux allures de lutteurs, ils font, à la limite, du harcèlement. Pourtant, dès l’annonce de la mesure portant interdiction de la mendicité, nombreux étaient les natifs de la ville tricentenaire qui avaient poussé un ouf de soulagement. Mais, hélas, la mendicité est toujours de mise. Car, outre l’avenue du Général De Gaulle qui est devenue la chasse gardée des Baye-Fall, il y a des mendiants qui élisent domicile sur le pont. Sur l’île, se sont de jeunes talibés âgés de moins de 10 ans qui pourchassent les touristes dans le souci de disposer de quelques pièces de monnaie afin de pouvoir s’acquitter du versement quotidien dont leurs marabouts les ont obligés.

Tournée

Comme ce fut le cas l’année dernière, le président de la République est attendu, dès son retour de vacances, dans la banlieue où sévissent, depuis 2005, des inondations endémiques. C’est du moins ce que rapportent des sources proches du Palais. Pour mener à bien cette opération de charme, Gorgui a, dit-on, cassé la tirelire. Et vous savez quoi, pour cette fois, ce sont les jeunes qui seront envoyés en mission commando. Car, et c’est loin d’être un secret de polichinelle, la banlieue a cette fâcheuse réputation d’être un panier de crabes pour hommes politiques en mauvaise posture, voire en mal de popularité. Reste à savoir si les éclaireurs, et Dieu sait qu’ils font légion, réussiront le tour de passe-passe de renouer les fils du dialogue entre l’Alternoce et cette partie de la capitale qui semble, comme en attestent les résultats des dernières élections locales, lui avoir, définitivement (?), tourné le dos.

Gadio

«Une futilité et un divertissement.» Voilà comment Cheikh Tidiane Gadio qualifie le débat polémique sur la recevabilité de la candidature du Président Abdoulaye Wade à la Présidentielle de 2012. L’ancien ministre des Affaires étrangères qui a rejoint les rangs de l’opposition et qui assistait, samedi, à une conférence religieuse à Pikine, est convaincu que «les libéraux sont en fin de règne». «Le changement est inéluctable. Donc, il ne faut pas suivre Wade dans son jeu de divertissement, puisqu’il est en fin de règne», estime Cheikh Tidiane Gadio. Qui insiste : «Il faut montrer qu’avec ou sans Wade en 2012, le changement aura lieu. Il ne faut pas tergiverser là-dessus ou donner l’impression que s’il se représente, il va gagner, donc tout faire pour qu’il ne se représente pas.» Parce que, pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, «il y aura changement en 2012».

Tanor

Le sentiment de Cheikh Tidiane Gadio est d’ailleurs partagé par le secrétaire général du Parti socialiste. Ousmane Tanor Dieng - qui conduisait, hier, à Saint-Louis, une forte délégation des «Verts» aux obsèques d'André Guillabert - est convaincu de la défaite de Wade en 2012. Et c'est pour dire ceci : «Du côté de mon parti et de Benno Siggil Senegaal, nous travaillons pour que les élections de 2012 soient transparentes. Car, que Wade soit candidat ou pas, il sera battu.» Mieux, «kor Mame Fily» soutient que «Wade doit édifier les Sénégalais sur son changement de discours, car il a dit, au moins à 3 reprises, qu'il ne peut pas être candidat».

Communion

Restons aux obsèques d’André Guillabert. Et c’est pour vous signaler que les libéraux et les socialistes, enterrant momentanément la hache de guerre, ont attiré, hier, l’attention de nos satellites qui étaient braqués sur le portail des cimetières de la Corniche de Saint-Louis où André Guillabert a été inhumé. Aussi bien du côté de l'opposition, que du pouvoir, ils ont filmé un grand ballet de Vip. Les socialistes, qui ont le vent en poupe depuis le 22 mars 2009, étaient aux côtés de leur allié Bamba Dièye. Tanor Dieng, Aminata Mbengue Ndiaye, Abdoulaye Wilane, Aïssata Tall Sall, partageant un même carré avec Cheikh Tidiane Sy, Me Madické Niang et Me Ousmane Ngom, il n’y a que la mort pour réussir une telle prouesse.

Nécro

Retenez aussi que l’ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Pr Souleymane Niang, est décédé, hier, à Toulouse, des suites d’une maladie. Un des premiers Mathématiciens africains, le défunt était, parallèlement à une brillante carrière universitaire, membre de plusieurs associations de savants. Né en décembre 1929 à Matam, il a étudié les Mathématiques à Toulouse, en France, où il a obtenu ses diplômes. Du Baccalauréat ès Sciences obtenu en 1953 au Doctorat d'Etat en Sciences Mathématiques qu’il a décroché en 1964. Ce titre lui avait ouvert les portes de l’enseignement, d’abord au lycée Fermat de Toulouse, puis à l’Ecole de formation des premiers cadres de l’Afrique francophone William Ponty. L’éminent Mathématicien a été, ensuite, professeur à la Faculté des Sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Il sera le Doyen de l’établissement académique avant d’être nommé recteur de l’université de 1986, jusqu’à l’avènement de l’alternance en 2000. A 81 ans, il rejoint, dans l’éternité, son ami le professeur de Médecine et ex-secrétaire perpétuelle de l’Ansts, Ibrahima Mar Diop, plus connu sous l’appellation Iba Mar, décédé, lui, le 12 août 2008.

Bourses

Le ministère chargé de l’Enseignement supérieur est-il au courant de ce qui se passe maintenant à la Direction des bourses ? Ou bien la décision viendrait des autorités. Sinon, comment comprendre que l’on fasse débourser maintenant plus d’un million de francs Cfa aux étudiants détenteurs de mention «Bien» pour obtenir une bourse d’études à l’étranger. Ce qu’il obtenait d’office jusqu’à la dernière année scolaire. Toutefois, cette pratique risque de bloquer plusieurs étudiants alors que l’année scolaire débute dans quelques semaines en France.

Anniversaire

De son nom complet David Léon Mandessi Diop, il est né le 9 juillet 1927 à Bordeaux, d'un père sénégalais et d'une mère camerounaise. Alors qu'il est âgé de huit ans, son père décède et David est élevé aux côtés de ses cinq frères et sœurs par sa mère Maria Diop. Il se découvre alors une passion pour la Littérature et ne tarde pas à écrire pour exprimer ses sentiments. Il entre d'abord en Faculté de Médecine, puis se tourne vers les Lettres modernes. Au cours de ses études, David a Léopold Sédar Senghor comme professeur. Après avoir obtenu sa Licence, il part pour le Sénégal où il enseigne au Lycée Maurice Delafosse. En 1952, il épouse une Sénégalaise, Virginie Camara, dont il divorcera quelques années plus tard. Ses premiers poèmes sont publiés en 1956 dans un recueil intitulé «Coups de pilon». En 1958, il répond à l'appel de Sékou Touré et part enseigner à Kindia (Guinée). Sur place, il accepte, en tant que membre du Parti africain de l'indépendance (Pai), d'assurer les fonctions de directeur de l'École normale. Alors qu'il était en vacances administratives, il meurt, le 29 août 1960, au large des côtes du Sénégal, dans un accident d'avion.

Dépôt légal

Conformément aux dispositions de l’article 18 de la loi n° 96-04 du 22 février 1996 relative aux organes de communication sociale et aux professions de journaliste et de technicien, le ministre de la Communication rappelle - après avoir constaté des manquements, aux médias de presse écrite édités au Sénégal - l’obligation d’effectuer, avant diffusion ou livraison de chaque publication, le dépôt légal au niveau des structures suivantes : ministères de la Communication et de l’Intérieur, pour les publications paraissant à Dakar, et auprès du Gouverneur de région ou du Préfet de département pour celles qui le sont à l’intérieur du pays. Le ministère de la Justice, le Parquet général de la Cour d’Appel, le Parquet du Procureur de la République ou de son délégué et les Archives nationales doivent aussi, rappellent les services de Moustapha Guirassy, recevoir des exemplaires des journaux. Dans le cas de publications paraissant en dehors de la région de Dakar, seuls les dépôts faits auprès du gouverneur ou du préfet et du Procureur de la République ou de son délégué doivent être faits avant la diffusion. Les autres dépôts peuvent être faits par voie postale postérieurement à la diffusion. Et de menacer : «Les quotidiens et périodiques concernés sont invités à se conformer, sans délai, à la loi, pour continuer à exercer leur activité».

 

Nécro’

Du beau monde, il y en avait, hier, chez Ndèye Khady Niang, qui vient de fausser compagnie, suite à un malaise, à ses proches et à la communauté artistique. Et, comme c’est toujours le cas, dans des circonstances pareilles, nos satellites y ont aperçu beaucoup de tronches de Vip. Il s’agit, entre autres, du leader de l’Alliance pour la République (Apr), Macky Sall, dont elle était une militante, de l’homme d’affaires Cheikh Amar… Absent du territoire national, Youssou Ndour était représenté à la maison mortuaire, sise à Amitié 3, près de l’Ecole de Police, par le Directeur général du Groupe Futurs Médias, Me Mamadou Diop. L’enterrement est prévu ce jour.

Idy

Hors du territoire national, Idrissa Seck a tenu à sacrifier à la tradition. En effet, comme il le fait chaque année, depuis son passage à la citadelle du silence, le maire de Thiès a envoyé des denrées de première nécessité aux pensionnaires de la prison centrale de Rebeuss. Et, selon nos satellites, c’est une forte délégation, conduite par M. Bathie Gadiaga, qui a apporté ces dons, en plus du message de l’ex-Premier ministre. En tout cas, d’après ce que l’on en sait, Idrissa Seck a vivement demandé aux pensionnaires d’avoir foi en Dieu. Le maire de Thiès n’a pas oublié, dans son message, les gardes pénitentiaires. Et c’est pour saluer leur professionnalisme, «car toute personne qui entre en prison, pour la première fois, est désemparée». Pour cette année, les dons ont été multipliés par deux. C’est, en tout cas, l’avis de l’adjoint du directeur de la prison. Ils sont composés de bœuf, de sacs de riz, de savon, de lait, de dattes, de café, d’eau… La délégation était composée de Waly Fall, de Samba Bathily, de Ndèye Maguette Dièye…

Malaise

On ne sait pas si c’est à cause de l’impasse dans laquelle s’est fourvoyée la mouvance présidentielle, avec le débat sur la possibilité offerte ou non à Gorgui de briguer un 3e mandat, mais ça ne baigne pas dans l’huile du côté de Gorgui. Et, selon nos satellites, la chose la mieux partagée, à l’heure où nous sommes, dans l’entourage du Président Wade, est un profond sentiment de malaise. La preuve, le pater de Demi-Majesté passe le plus clair de son temps, de sa retraite parisienne où il est en vacances, à recevoir ses proches. «S’il y a un tel branle-bas, c’est parce que le forcing continu de Karim Wade, qui veut tout régenter, a fini d’installer le désordre partout», se désole une source proche de la galaxie libérale. Qui poursuit que «la guéguerre entre les légitimistes, dont le commandant en chef est Idrissa Seck, et les militants de la 25e heure fait toujours rage». Résultat des courses, la perspective d’un énième remaniement ministériel se précise, selon nos satellites, de plus en plus «pour sauver le Sopi du naufrage collectif en 2012, voire bien avant». No comment !

Tontù

Une autre famille où les signes patents d’une plaie, que d’aucuns pensaient cicatrisée, sont en train d’être remis au goût du jour, c’est celle des héritiers du défunt Président Senghor. Plus précisément entre Abdoulaye Makhtar Diop et Djibo Leïty Kâ. En effet, ce dernier excluait, dans une interview publiée dans nos colonnes vendredi dernier, les «Boy Dakar» de la succession de Wade. Il n’en fallait pas plus pour mettre le leader des Socialistes unis pour la renaissance du Sénégal (Surs) dans tous ses états. Profitant, hier, d’une invitation à l’émission «Objection», sur Sud-Fm, l’ancien ministre des Sports sous Abdou Diouf a tiré à bout portant sur son ex-camarade socialiste. «Il faut être un métèque pour réfléchir de la sorte», dira Abdoulaye Makhtar Diop à l’endroit du Secrétaire général de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd). Comme touché dans son amour-propre, l’ancien maire de Dakar-Plateau estime que «les propos de Djibo Kâ traduisent tout le complexe que ces gens ont par rapport aux citadins comme lui et Khalifa Sall». Et, pour que nul n’en ignore, le «Thiof» en puissance de la classe politique avertit : «Si Dieu me prête vie, il faut compter avec moi à la prochaine présidentielle. Je vais d’ailleurs lancer, comme Obama, une quête populaire pour quantifier ma représentativité.» A bon entendeur …

3e mandat

Allons, maintenant, faire un tour du côté du Parti socialiste (Ps) qui envisage de mettre sur pied un «réseau des avocats socialistes» pour défendre l’idée d’une «irrecevabilité» de la candidature du Président Abdoulaye Wade en 2012 pour un troisième mandat. C’est la révélation faite, hier, par la chargée de la Communication du Ps, Aïssata Tall Sall, au cours de l’émission dominicale «Grand Jury» de la Rfm, dont elle était l’invitée. Selon Mme Sall, avocate de profession, son parti tient pour «irrecevable» la candidature de Me Wade annoncée par l’intéressé depuis 2009. Citant, à son avantage, des constitutionnalistes, qui ont estimé que Wade ne peut plus se présenter à une élection présidentielle, la mairesse de la commune de Podor, Me Sall, a soutenu que le «texte (Constitution) est clair» à ce propos et qu’il n’y aurait nul besoin d’évoquer son «esprit» ou d’autres arguments. Me Aïssata Tall Sall a aussi rappelé que le Parti socialiste (Ps) est engagé dans la récusation du nouveau président du Conseil constitutionnel, Cheikh Tidiane Diakhaté, soupçonné de faire le jeu du Président Wade et de son régime.

Cap21

Une position qui est aux antipodes de celle des partisans de Gorgui. «Ce n’est pas le moment de polémiquer sur la recevabilité ou non de la candidature de Me Wade.» C’est, du moins, l’avis de la coordonnatrice du Mouvement national des femmes de la Convergence des actions autour du président de la République pour le 21e siècle (Cap21). Lançant les activités dudit mouvement, sous le sceau de la «solidarité», Mme Marième Wane Ly a fait savoir qu’il faut qu’il y ait, au moins, deux ou trois candidatures déclarées pour que le débat soit posé sur la scène politique. «Avant d’inviter les sages du Conseil constitutionnel à statuer sur la recevabilité de telle ou telle candidature, il faut qu’il y ait des candidats», renchérit-elle. «J’ai ma position en tant que sénatrice sur ce débat de la candidature, mais ce n’est pas le moment d’en parler», lance-t-elle.

Sokhna Penda Fall

Nous vous parlions, dans notre édition du week-end, de Sokhna Oumy Fall comme la seule fille encore en vie de Mame Cheikh Ibrahima Fall. Eh bien, le fidèle compagnon de Serigne Touba Khadimou Rassoul a une autre fille en vie. Née en 1929 à Diourbel de Sokhna Oumy Kane et de Cheikh Ibra Fall, Sokhna Penda Fall est la grande sœur de Sokhna Oumy Fall. Elle réside, selon nos satellites, à Diourbel, près de la maison principale de Mame Cheikh Ibra, à la place Makka Loyloy.

Solidarité

La pauvreté est un facteur de blocage déterminant pour la bonne pratique de l’Islam. Pour lutter contre ce fléau, l’Association mondiale de l’appel islamique (Amai) a organisé, hier, une cérémonie de dons. C’est ainsi qu’elle a distribué un important lot de vivres et  de matériel estimé à 10 millions de FCfa. Et, selon le chef du bureau de l’Association, Lamine Khalifa Kanoune, «cette aide (21 tonnes  de riz), destinée aux populations défavorisées, est un acte de lutte contre la pauvreté». Et de révéler que «plus d’une dizaine de machines à  coudre seront mises à la disposition des femmes, pour une session de formation en couture de trois mois». de ces dernières». Sans parler de l’ouverture envisagée, dans les locaux de l’Amai, d’un grand centre de formation pour permettre aux femmes d’accroître leurs compétences en matière d’économie familiale.

 

Interpellations

Contrairement aux effets d’annonce sans lendemain, on dirait que le gouvernement a décidé cette fois-ci de prendre le taureau par les cornes, pour ne pas dire les mendiants par la sébile. En tout cas, nos satellites qui suivent cette affaire de très près sont formels : une cinquantaine de mendiants ont été interpellés hier, selon des sources policières. Dans les locaux du commissariat central, il y en avait une trentaine, sans compter les autres commissariats qui ont opéré des rafles bien ciblées. Quid du sort qui va leur être réservé par la police ? Seront-ils déférés au parquet pour donner l’exemple aux autres ? Ou s’agit-il juste d’une opération d’intimidation ? En tout cas, le Sénégal joue là une carte importante dans la lutte contre la mendicité en général et l’exploitation des enfants et déficients mentaux en particulier. Il faut dire que des séries de reportages faits sur les taalibé ont choqué la communauté internationale. Dans l’Hexagone par exemple, lorsque France 3 a montré en février 2009 des images d’enfants mendiant dans les rues de Dakar, pieds nus, avant de verser leur pitance à leur marabout, l’opinion publique française avait été choquée. Au point d’ailleurs que ça a fait exploser la toile. Certains n’avaient pas hésité à parler d’esclavage.

« Dadis Cool »

Dadis a parlé. Dans un tempo très différent des « Dadis shows ». Sur les ondes de la Voix de l’Amérique, l’ancien chef de la junte guinéenne est revenu sur les conditions de son éviction du pouvoir. « Je ne vais pas rentrer dans les détails, il y a d’autres qui sont bien informés, qui peuvent dire comment j’ai été écarté.  Le simple fait que ceux qui ont voulu attenter à ma vie n’étaient pas à l’aise…», a déclaré Dadis, sur un ton hésitant par moments. « On m’a forcé à me faire venir à Ouagadougou », soutient-il. Expliquant qu’il n’est pas de son devoir de s’opposer au processus de paix. Pour lui, les acteurs de la vie politique ainsi que le peuple ont intérêt à ce que le processus démocratique suive son cours. C’est Dadis ça ?

Drame

La scène est à la fois inhabituelle et dramatique. Elle a eu lieu, hier, vers 23 heures, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. En provenance du Gabon, un compatriote  du nom de S. Sow est tombé raide mort. Alors qu’il avait fini de faire ses formalités et de récupérer ses bagages. L’effet de surprise passé, les forces de l’ordre ont appelé les sapeurs-pompiers. Ces derniers, après avoir procédé aux mesures d’usage, ont acheminé le corps à l’hôpital, laissant derrière eux, selon nos satellites, la place aux commentaires. Ainsi va, hélas, la vie !

Echange

«Fausse alerte.» C’est l’expression toute trouvée pour qualifier l’information. En effet, des citoyens ont vu la Soboa étendre ses locaux sur les terres de l’armée sénégalaise. Certains ont vite pensé que c’est encore une vente de terrain. C’est-à-dire que l’Etat a vendu ce domaine national à la Soboa. Mais que nenni. Il n’en est rien. C’est tout juste un échange de marchandises. Dans le cadre de la continuité des deux entités, la Soboa et l’armée ont décidé d’échanger des terres. À côté de la Soboa, il y avait un camp de l’armée. Comme aussi de l’autre côté de la rue, à côté de l’école française, il y avait un hangar de la Soboa. Mais depuis que l’armée française a quitté le Sénégal, l’école a été cédée à l’armée. Maintenant, pour qu’il y ait une continuité dans les dispositions des deux services, des démarches ont été entreprises pour finaliser cette décision signée du temps de Bécaye Diop, ministre des Forces armées. Depuis quelque temps, les services sont en train de déménager. La Soboa a déjà disposé ses caisses vides à l’intérieur du camp et les travaux d’aménagement ont déjà commencé. Du côté de l’armée, un poste de police a été construit par la Soboa. Mieux, les bagages sont en train d’être transportés dans leurs nouveaux locaux. Donc désormais, c’est Soboa face à l’armée. Et tout le monde il est content !

Ambulants

Ceux qui entrevoyaient une guerre impitoyable entre le pouvoir libéral et la mairie de Dakar dans la gestion du dossier des marchands ambulants ont vu juste. Car, au moment où le maire Khalifa Sall met les bouchées doubles pour finaliser le chantier d’Enda Ecopole, où ils devaient être casés, c’est le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, qui prend une mesure de haute portée politique qui semble aller dans le sens de lui couper l’herbe sous les pieds. Il s’agit de la mise à la disposition des ambulants d’une «subvention de 900 millions Fcfa déjà mobilisée et devant servir à amortir le coût des cantines que des promoteurs se proposent de leur vendre». Et ce n’est pas tout. Car il ressort du communiqué rendu public hier par le ministre conseiller Serigne Mbacké Ndiaye que «le site de Petersen, d’une superficie de 3 hectares et qui va accueillir 5000 ambulants, sera mis à leur disposition». Deux autres sites, déjà répertoriés dans le Plateau, vont aussi tomber dans la besace des marchands ambulants. L’autre mesure prise par Gorgui est de faire passer l’apport personnel qu’ils doivent verser à seulement 10%, alors que les 90% restants seront entièrement supportés par Gorgui et deux institutions de micro-finance, à savoir le Crédit mutuel du Sénégal (Cms) et l’Agence de crédit et d’épargne pour la production (Acep). À noter que cette enveloppe de 900 millions Fcfa, qui constitue une 1ère phase, vient s’ajouter à la somme de 300 millions Fcfa en provenance du ministère de la Micro finance. Ce qui fait, au total, 1 milliard 200 millions Fcfa casqués rien que pour les beaux yeux de ces marchands ambulants. De là à dire qu’il y a un calcul électoraliste dans l’air …

Condamnation

L’agresseur de l’agent de l’ambassade de France Claire Annabelle a été jugé hier par le tribunal des flagrants délits. Ousseynou Ndiaye a écopé d’une condamnation ferme de 2 ans. Le tribunal l’a déclaré coupable de vol avec violence dans l’enceinte aéroportuaire. La partie civile n’a rien réclamé. Au cours de l’interrogatoire d’audience, le prévenu a nié les faits, disant qu’il a ramassé le portable aux environs de l’aéroport. Cependant, devant les hommes du commissaire Pierre Mendy, Ousseynou avait reconnu les faits, expliquant le déroulement de l’agression dans les toilettes dames de la zone d’enregistrement de l’aéroport. Les autres prévenus qui étaient poursuivis pour recel ont été relaxés.

Modou Lô

Valeur montante de la lutte avec frappe, Modou Lô entend entretenir, au-delà de l’arène, les meilleures relations possibles avec le monde sportif. Et ce ne sont pas les protégés de Moustapha Gaye qui nous démentiront. Nous voulons, bien sûr, parler des Lionnes du Basket qui ont quitté Dakar mercredi dernier pour la France. Nos satellites braqués sur Awa Guèye et compagnie nous signalent que la tronche du tombeur (?) de Baye Mandione a été aperçue ce jour à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Renseignement pris, c’est le sociétaire de l’écurie Rock Energy qui venait remettre aux Lionnes des T-shirts à son effigie. Pour lui rendre la politesse, elles ont pris un sous-vêtement et l’ont noirci de leurs autographes pour le lui offrir. Tout comme il nous est revenu que ses fans ne cessent de le couvrir, depuis son dernier combat, de toutes sortes de présents. Restons avec Kharagne Lô, ainsi qu’on surnomme la nouvelle coqueluche de l’arène, pour vous signaler qu’il a une autre facette, cachée jusque-là à ses inconditionnels. Sauf «nak» ceux des Parcelles Assainies où il habite. En effet, pour ceux qui ne le savent pas, Modou Lô a un autre hobby, jouer au football la nuit. Un phénomène qui est, curieusement, à la mode. Pour ceux qui veulent le voir à l’œuvre, nos satellites vous filent, en guise de «sukëru koor», le lieu de ses pichenettes et autres ailes de pigeon. Allez faire un tour, le samedi aux environs d’une heure du matin, au stade municipal des Parcelles Assainies. Mais le seul conseil qu’on vous donne est qu’il faut y aller très tôt. Sinon, vous risquez de rebrousser chemin. Car, selon nos satellites, le lieu est très couru. Popularité, quand tu nous tiens !!!

Soda Mama

L’arrêté portant sa nomination, Soda Mama Fall l’avait gardé dix jours par devers elle à Dakar. La grande diva a préféré la ville de Touba pour annoncer la bonne nouvelle au public : « Grâce à Dieu, je suis nommée, après trente-six ans de carrière, directrice de l’Ensemble Instrumental, lyrique et traditionnel National du Théâtre Daniel Sorano ». Comme tout un chacun, la toute nouvelle directrice veut, elle aussi, laisser son empreinte dans les annales. Ses priorités demeurent, selon elle, l’innovation, le renforcement et le rajeunissement de la troupe. « Dès la rentrée, je vais faire appel aux nouveaux talents. Je nourris également le vœu de remplacer les retraités et les disparus. Sur le plan des instruments, je compte renforcer le xalam et les instrumentalistes. En un mot, il s'agira de faire revenir l’ancienne formule de la troupe de l’ensemble instrumental lyrique et traditionnel », a déclaré Soda Mama Fall. La cantatrice à la noirceur d'ébène remplace à ce poste Demba Touré, actuellement en charge du Ballet national. Elle devient ainsi - après Khar Mbaye Madiaga et Ndèye Mbaye Djinma Djinma - la troisième femme à occuper ce poste.

Ucad

Il est nécessaire, pour plus de stabilité, que des textes régissant les amicales des différentes facultés soient rédigés. C’est la conviction exprimée hier par le médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Pr Boubacar Diop Bouba qui présentait son rapport 2010. Mieux, il entend étudier toutes les options avant de se faire un point de vue, en cette phase de transition après la suspension de certaines amicales. M. Diop compte aussi élaborer la conduite à tenir avant l’adoption de nouveaux textes au sujet des amicales. Sur ce point, l’Ombudsman a reconnu leur légitimité, soulignant qu’«il est nécessaire que leurs prérogatives soient clarifiées». Il est aussi d’avis que les élections des amicales qui se tiennent habituellement en mai devraient être organisées dès le mois de décembre, même s’il s’attend à de la résistance, notamment de l’amicale de la Faculté de médecine et de pharmacie. Le médiateur a par ailleurs interpellé le gouvernement sur la nécessité de régler l’éternel problème des bourses, des heures complémentaires à temps et définir «une politique cohérente» sur cette question de programmation. Tout en espérant que les dernières recommandations du rapport de la Cour des comptes vont être «scrupuleusement» appliquées. En outre l’Ombudsman a souligné le problème lié aux plus de 29.500 nouveaux bacheliers de cette année et interpelle l’Etat sur le dispatching entre les différents établissements du public et du privé dès septembre. Sur l’attribution des lits et des bourses, M. Diop invite la direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) à plus d’effort dans la transparence. Au sujet des 13 étudiants sanctionnés suite à la casse du 09 juillet dernier au rectorat, le Pr Diop attend d’avoir tous les éléments avant d’entamer des initiatives.

Deux rakkas

C’est aujourd’hui que les activités marquant la présente édition du magal des deux rakkas de Saint-Louis vont démarrer. En partenariat avec le Réseau pour le développement économique solidaire (Redes) - qui est la structure chargée d’organiser cette manifestation religieuse, dont la marraine n’est personne d’autre que Maïmouna Sourang Ndir, ambassadrice du Sénégal à Paris - le «kurël» organise aujourd’hui une journée de consultations gratuites au lycée Faidherbe. Plus de 30 médecins ont fait le déplacement à Ndar pour ces consultations gratuites qui entrent dans le cadre du magal des deux rakkas. D’ailleurs, la journée d’aujourd’hui est dédiée à Serigne Sidy Makhtar Mbacké. Après avoir consulté les patients qui se présenteront à eux, les toubibs et autres convives de marque auront droit à un «ndogou royal» au domicile d’Ahmet Fall, président du kurël de deux rakkas. Sa femme Aminata, qui est la petite sœur de Mme Ndir, va certainement mettre les petits plats dans les grands car elle est réputée être une experte en «berndel».

 

Mbow

Que de mauvaises rumeurs hier à Dakar sur le Président des Assises nationales, Amadou Makhtar Mbow. Mais renseignements pris à la bonne source, il s’est révélé que ce sont des mauvaises langues qui sont à l’origine de ces rumeurs d’un bien mauvais goût. Il est vrai que le Président des Assises nationales a eu de petits soucis de santé dernièrement. Ce qui avait nécessité une petite hospitalisation à Paris. Mais il se porte aujourd’hui à merveille, assurent ses proches.

Serigne Diop

S’il y a un silence qui étonne et « détonne », c’est bien celui observé par le Constitutionnaliste Serigne Diop. Ce dernier a pourtant une autorité reconnue sur la question, professeur agrégé en droit constitutionnel qu’il est. Serigne Diop a plusieurs fois conseillé le Président sur certains projets de loi. Mais depuis qu’il a été nommé Médiateur de la République, il s’est fait tout discret.

Candidature

C’est le branle-bas d’arguments du côté du pouvoir depuis que la recevabilité de la candidature de Me Wade est mise en doute dans les milieux politiques. La Coordination nationale des cadres libéraux, dirigée par son Président Samba Ndiaye, s’est invitée dans le débat à l’issue de la réunion de vendredi dernier. Et c’est pour jurer que «la candidature du frère Secrétaire général national est tout à fait légitime et ne souffre d’aucune ambiguïté sur le plan constitutionnel». Ils rappellent que le mandat passé de 7 ans n’est pas pris en compte par la Constitution de 2001 et la loi n’est pas rétroactive. De ce point de vue, pour les cadres libéraux, «le verdict est clair et le Président n’a même pas besoin d’utiliser sa majorité pour modifier la Constitution». Loin de se limiter à cela, les frères de Samba Ndiaye trouvent que «ce faux débat, sorti des profondeurs de l’imagination vagabonde de l’opposition et comparable à un cheval de Troie, est agité pour divertir les Sénégalais et cacher maladroitement les grandes scissions qui gangrènent la coalition Benno, devenue aujourd’hui Tassaro». En effet, le communiqué ajoute que, «si la candidature du Président Wade dérange autant l’opposition au point qu’elle la remette en cause,  c’est parce que les réalisations de l’alternance sont concrètes et visibles partout dans le pays».

Débat spécial

Le débat sur la constitutionnalité de la candidature de Abdoulaye Wade en 2012 est loin d’être épuisé. Pour apporter un éclairage à ce sujet, qui a pris les tournures d’une polémique politique, la Radio Futurs Médias (Rfm) organise un «Débat spécial», aujourd’hui, entre 9 heures 30 et midi. Il sera animé par des invités de hautes factures : Ameth Ndiaye, professeur de Droit, Mounir Sy, constitutionnaliste, El Hadj Hamidou Kassé, journaliste-écrivain et ancien Directeur général du quotidien Le Soleil – ces deux derniers interviendront au téléphone – Seydou Guèye, porte-parole de l’Alliance des forces de progrès (Apr) pour l’opposition, et l’avocat Ousmane Sèye pour le compte du Parti démocratique sénégalais (Pds) au pouvoir. Ce beau monde débattra du thème : «Le Président Wade peut-il et doit-il se représenter en 2012, au regard de la Constitution de 2012 ?» Un plateau à ne pas rater.

Escroquerie

Audace ou folie ? La femme d’affaires Aïda Mbène Thiam, qui gère un Gie bien connu de la place, s’est permise d’escroquer la Gendarmerie nationale. Les faits se sont passés lors de la dernière soirée de gala des officiers de la gendarmerie nationale. La Gendarmerie avait adressé des demandes de sponsoring, dans beaucoup de boîtes de la place. Au moment de récupérer les sous, Aïda Mbène Thiam, qui a beaucoup d’entregent, est chargée par les officiers de faire le tour des sociétés. Ce que Aïda Mbène Thiam a fait, sans trop de problèmes, d’ailleurs. Car on ne blague pas avec les demandes de sponsoring de la Gendarmerie. Mais au moment de verser, elle exfiltre 17 millions de la somme. C’est en essayant de recueillir des sommes plus substantielles, pour assurer un succès entier de la soirée, que les gendarmes ont eu au téléphone des patrons d’entreprises, surpris de constater que les participations financières ne sont pas arrivées à destination. Les officiers piquent une colère noire. La dame est convoquée, entendue et déférée. Mais entre-temps, elle a pu mettre sur la table 8 millions de francs Cfa, sur les 17 millions. L’affaire devra être jugée le 3 septembre, après un renvoi, pour permettre à la dame de rembourser. Parce que visiblement, les gendarmes ne veulent pas trop lui mener la vie dure.

Mouvement

Le journaliste et écrivain, Issa Thioro Guèye, plonge dans la mare en lançant le mouvement «Beug Sénégal» (Bs-Bessal). Le mouvement dit «agir pour la sérénité politique, la paix sociale et une meilleure intégration de la dimension économique, étant convaincu que le marché est au cœur de la marche du monde». Aussitôt né, le mouvement «Beug Sénégal» plonge dans le débat politique et commence par des sujets très sensibles : les élections. En effet, il propose «l'organisation d'élections législatives anticipées en 2011 et le report de la Présidentielle en 2014». Cette proposition est accompagnée de conditionnalités : «Si l'opposition gagne, elle forme un gouvernement, mais tient compte des orientations du Président Wade qui, en 2014, est obligé de quitter le pouvoir.» «Si la mouvance présidentielle remporte les élections, elle poursuit son œuvre sous la conduite du Président Wade ». No comment !

Pekh

C’est en sa qualité de Président national des communicateurs traditionnels de l’alternance (cey !) que Abdoulaye Mbaye Pekh s’est fendu d’un communiqué (qui lui ressemble vraiment) pour recadrer les choses. Il déclare n’avoir pas été présent dans les locaux de Tfm aux côtés de El Hadji Mansour Mbaye. Pekh ajoute que cette rencontre l’a trouvé aux USA, contrairement à ce que la presse a dit. La précision faite, Pekh saisit l’occasion pour «exprimer l’ancrage des communicateurs traditionnels de l’alternance» qu’il dirige «dans le Pds». Non sans «réaffirmer (sa) fidélité à Wade».

Mendicité

Après les déclarations du Premier ministre sur les mendiants, la polémique fait toujours rage. Cette fois, c’est Serigne Sam Mbacké «Laa zanba» qui donne de la voix. Petit-fils de Serigne Massamba Mbacké (frère cadet de Khadimou Rassoul), ce marabout dirige «nasroune minallaahi», un mouvement qui regroupe des milliers de jeunes. Il s’inscrit en faux contre Souleymane Ndéné Ndiaye et lui fait savoir que les mosquées et les églises ne sont pas des «poubelles» destinées à recevoir des déchets. Il demande aussi au gouvernement d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur l’aide octroyée à notre pays par les baîllleurs de fonds et les pays arabes. Serigne Sam Mbacké interpelle l’Etat également sur l’utilisation des fonds du Fnpj, de l’Anej et l’Ofefban.

Baaba Maal

Un quart de siècle en musique, cela se fête comme il se doit. C’est ainsi que l’artiste planétaire Baaba Maal a décidé de célébrer en grande pompe le 25ème anniversaire de son orchestre, le Daande Leñol (Voix du Peuple en Peulh). Le début des festivités est prévu pour le 23 octobre au Sénégal, avant de se poursuivre par un long périple qui verra la bête de scène se produire dans différentes contrées du monde. Cette tournée débutera par une étape africaine qui le conduira au Congo, au Gabon, au Mali, en Guinée, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie. Ce voyage se poursuivra en France et aux États-Unis après la tenue du Festival mondial des Arts Nègres auquel le chanteur compte apporter le vécu de son groupe en guise de soutien. Son festival, «Les Blues du fleuve», sera délocalisé dans le cadre de cet événement. Et, pour marquer l’évènement, Baaba Maal sortira deux compilations qui seront accompagnées d’un documentaire intitulé «The Blues of the Rivers».

 

Nécrologie

L’évêque de Ziguinchor, Monseigneur Maixent Coly n’est plus. Le saint homme a rendu l’âme hier, à l’hôpital Principal de Dakar, il est interné depuis plusieurs semaines, après un malaise. Depuis, les médecins s’évertuaient à le réanimer, mais malheureusement, sans succès. Au-delà de la communauté catholique, ce sont les sénégalais dans leur ensemble qui sont frappés de deuil. Monseigneur Maixent Coly, très sage dans ses discours et plutôt effacé par rapport aux choses d’ici-bas, était très engagé sur le front de la paix. L’évêque de Ziguinchor avait fait sien, le combat pour le retour à la paix. Il aimait déclarer que les Casamançais n’ont rien à gagner dans le conflit et tout à gagner dans la paix. « Bannissez la violence de votre vie », aimait-il dire aux jeunes, vers qui, étaient orientées ses sorties. Pour lui, paix et développement sont comme les deux faces d’une même pièce. C’est donc une voix très écoutée en Casamance qui s’est tue, à tout jamais. Sûr que l’écho de celle-ci va continuer à habiter le cœur des sénégalais en général et des jeunes casamançais en particulier. Puisse-t-il aller au Paradis sans escale !

Médiation pénale

Tout est bien qui finit bien. Nos satellites nous signalent que le Dg d’Optima, Didier Bangalter et Serigne Mboup pourraient fumer le calumet de la paix. Les deux parties sont en médiation pénale, auprès du Procureur. Le Dg d’Optima, déféré au parquet, a bénéficié d’un retour de parquet lié surtout à cette médiation  pénale.

Limogeage

Nos satellites braqués sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont capté une information faisant état du limogeage du chef du Service social du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). Khalifa Diagne, nommé à ce poste stratégique depuis 2004, a été remplacé par une certaine Fatou Kane. Le débarqué se trouve aussi, selon nos satellites, être le porte-parole du courant «Taxawu Sopi» et ancien trésorier général du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel). Mais le hic, dans cette histoire, c’est que les mauvaises langues nous informent que les observateurs trouvent à redire sur le profil de la promue. Car, la personne qui doit exercer la fonction de chef du Service social doit être un assistant social de formation. Ce qui ne serait pas le cas de l’heureuse élue. Tout serait parti, raconte-t-on dans les dédales du Coud, d’une contribution portant la signature de la victime et parue dans la presse, plus précisément dans l’édition du Quotidien du vendredi 20 août dernier, fustigeant avec une rare virulence la saugrenue idée d’une dévolution monarchique du pouvoir envisagée par Wade. C’était suffisant pour que Demi-Majesté convoque, vite fait, Sitor Ndour. Et Karim Wade de faire comprendre à ce dernier que s’il ne limogeait pas l’auteur de cette missive, il serait purement et simplement relevé de ses fonctions de boss de la juteuse Coud. On connaît la suite.

Défection

Restons avec Karim Wade, pour vous dire que la chose la mieux partagée à l’heure actuelle, dans «sa» Génération du concret, c’est bel et bien le sauve-qui-peut. En effet, selon nos satellites, une défection de taille s’y prépare. Et les frondeurs comptent mettre sur pied un mouvement citoyen dénommé «Teewal Askan-wi» qui sera «un électron libre, non lié à l'atome (ndlr, Karim Wade), qui va œuvrer, en ne laissant rien au hasard, pour abréger le mandat de Me Abdoulaye Wade à la tête du Sénégal». Les désormais ex-concrétistes de crier, urbi et orbi, leurs vœux : «Nous avons besoin de dirigeants aux mains propres, qui soient de véritables hommes d'Etat pour mettre enfin ce pays sur la voie du développement et le sortir de la misère, et non de politiciens affairistes n'ayant aucun respect pour leur peuple et ne vivant que grâce à la fourberie et à la politique politicienne».

Fara

L’auteur compositeur Souleymane Diouf alias «Fara» observe, depuis maintenant 23 jours, une grève de la faim. Affaibli par cette longue diète, il a été évacué, hier, selon nos satellites, à l’hôpital Aristide Le Dantec. Les premiers soins montrent une baisse considérable de sa tension artérielle. «Depuis que je suis là, des responsables d’Amnesty International et de la Radho, la directrice du Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda), pour ne citer que ceux-là, m’ont rendu visite. Tous m’ont suggéré d’arrêter cette grève de la faim, le temps de trouver des solutions. Mais la décision d’écourter ma vie est prise», a-t-il pesté. Il accuse Farba Senghor d’avoir fait main basse sur ses 30 millions de Fcfa. Ce dernier fera d’ailleurs face à la presse, ce jour, pour donner sa version.

Tapha Guèye

Restons dans le milieu des blouses blanches. C’est pour la claquer sur un aspect beaucoup plus gai. En effet, après avoir fait son jubilé dans l’arène sénégalaise, le lutteur Moustapha Gueye s’investit dans le social. Selon nos satellites, l’ancien Tigre de Fass prévoit d’organiser une tournée dans les hôpitaux. Bref, il va rendre une visite de courtoisie aux malades. Parce que, note l’ancien lutteur, certains de ces malades le supportaient au temps de sa gloire. Donc c’est  pour lui un devoir d’aller les rencontrer et partager leur peine. Des tournées qui vont démarrer, dit-on, le 11 du mois prochain à l’Empire des enfants. Des hôpitaux (Principal, Le Dantec…) sont aussi sur ses tablettes. Pour une reconversion, reconnaissez que Tapha Guèye a tapé dans le mille.

Omart/Bsda

Dissoudre le Bureau sénégalais du droit d’auteur (Bsda) et la remplacer, conformément à la loi du 20 janvier 2008, par une nouvelle société des droits d’auteur et droits voisins où toutes les corporations seront représentées à dignité égale. C’est le souhait exprimé, hier, par l’Observatoire de la musique et des arts (Omart) qui se félicite aussi de la signature d’une convention relative à la protection sociale des artistes et acteurs culturels. Pour rappel, le gouvernement a signé, mercredi, une convention sur la base de laquelle un pool de sociétés d’assurance s’engagent à assurer la couverture sociale des professionnels des métiers de la culture dans trois volets : assurance maladie et accident, assurance prévoyance (décès et invalidité) et assurance retraite complémentaire.

Précision

Des informations ont été relayées, hier, dans nos colonnes, comme quoi, Habib Sy protégerait «son frère», le promoteur immobilier et député Oumar Sy, dans un différend l’opposant au président du Collectif des jeunes marabouts, Serigne Modou Bousso Dieng. Eh bien, le ministre d’Etat et directeur de Cabinet du président de la République a saisi nos satellites pour préciser qu’il n’a rien à voir avec cette affaire et que son frère nommé Oumar Sy n’est ni député, ni promoteur immobilier. Dont acte !

 

Les Japonais s’investissent dans le changement de comportement des Sénégalais
Écrit par Latir MANE   
Jeudi, 25 Février 2010 13:31

Le Japon est la deuxième puissance mondiale, non pas à cause de ses ressources minières, mais de ses ressources humaines et de ses méthodes de travail. Dans le cadre de la coopération avec le Sénégal, les Japonais ont décidé d’exporter, en plus de leur expertise, leur méthode de management. Tambacounda et Kédougou ont été servis.
Amélioration de l’environnement du travail, culture de l’efficacité et gain de temps dans l’exécution du travail sont les valeurs que les Japonais veulent inculquer aux Sénégalais. L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) développe des programmes dans ce sens au Sud du Sénégal, plus particulièrement à Tambacounda et à Kédougou. C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’inscrit le programme d’application des 5S : une méthode japonaise de management. Qui, dit-on, a permis à ce peuple d’être aujourd’hui la 2e puissance mondiale. Cette méthode peut se résumer en 5 actes. Il y a d’abord de supprimer les choses inutiles au lieu de travail, de situer les choses dont on a besoin dans le travail, de rendre propre son lieu de travail, mais aussi et surtout de standardiser les règles et de se discipliner dans le suivi.
Ce mode de gestion est en phase d’application à Tambacounda depuis août 2007. Mais cela concerne plutôt le secteur de la santé qui connaît d’énormes difficultés à Tambacounda. La formation des agents de santé a déjà commencé, de même l’application. Un tour à l’hôpital régional de Tambacounda a permis de voir concrètement ce qu’est cette méthode basée  uniquement sur l’existant et qui ne nécessite pas beaucoup de moyens.
M. Gning, le médecin-chef adjoint de Tambacounda, a fait un témoignage sur l’application des 5S à l’hôpital régional de Tambacounda. Non seulement cela a permis de donner un nouveau visage à l’hôpital, mais les effets sont aussi ressentis par les patients qui viennent de se faire soigner sur les lieux, avec la mise en place des indications, des salles d’attentes et de mesures qui rendent l’hôpital très propre. Mais il souhaite que cette méthode qui n’est pour l’instant appliquée qu’à Kédougou et Tambacounda fasse tache d’huile dans les autres régions du Sénégal. Car, cette méthode peut régler beaucoup de questions au Sénégal avec les faiblesses de nos moyens.

 
Editorial

Anticonstitutionnellement

Il est de bon ton de rire un peu sous ca...

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