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PREVUS POUR L’INSTALLATION D’UNE SALLE D’ANGIOGRAPHIE : 600 millions de FCfa se «volatilisent» à l’hôpital de Grand-Yoff |
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Écrit par MATHIEU BACALY
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Mardi, 27 Juillet 2010 13:11 |
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Ce n’est pas demain que l’Hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy) verra sa salle d’Angiographie. En tout cas, il n’y a aucune trace, pour le moment, des 600 millions de FCfa dégagés par l’Etat pour apaiser la souffrance des malades du cœur, grâce à l’installation de cet outil dans l’établissement hospitalier.
Le gouvernement du Sénégal, dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (Bci), a dégagé, en 2006, 600 millions de FCfa pour l’installation d’une salle d’Angiographie numérisée à l’Hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy). Une somme qui, aujourd’hui, a disparu dans les caisses de l’hôpital, a révélé, hier, le professeur Abdoul Kane, chef du service de Cardiologie. «Nous ne savons pas ce qu’on a fait de cet argent», s’étonne-t-il non sans faire savoir : «Nous avons validé tout le processus d’appel d’offres et nous avons même envoyé les bons de commande à la firme allemande qui a gagné le marché. Cette dernière nous appelle régulièrement pour nous dire que la machine est sur place et quand allons-nous la récupérée», renseigne le professeur Abdoul Kane. Et ce dernier d’ajouter : «A la décharge du directeur actuel de l’hôpital, c’est son prédécesseur qui avait piloté le dossier», a-t-il signalé. M. Kane qui informe que son équipe n’arrêtera pas d’attirer l’attention des uns et des autres sur l’importance de l’Angiographie précise qu’il s’agit d’un outil essentiel et incontournable pour la prise en charge d’un certain nombre de maladies cardiovasculaires. Car, l’Angiographie permet d'examiner les vaisseaux sanguins qui ne sont pas visibles sur des radiographies standards. Cet examen est très utile pour le diagnostic des maladies vasculaires, en particulier les maladies des artères coronaires ou avant une intervention chirurgicale afin de bien déterminer les rapports anatomiques des vaisseaux. Abdoul Kane a fait savoir que la direction actuelle et le Conseil d’administration de l’hôpital ont été interpellés pour s’expliquer sur la destination de ces fonds. En plus, la tutelle, notamment le ministère de la Santé, a également reçu des correspondances exigeant que lumière soit faite sur cette affaire. Mais, jusqu’ici, les choses traînent. Et l’absence de cet outil si important fait perdre, aujourd’hui, à l’Etat et aux particuliers sénégalais énormément d’argent, constate le professeur Kane.
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