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POUR REGLER LA CRISE CASAMANCAISE «L’Etat doit voter une loi d’amnistie pour Salif Sadio», selon Demba Baldé
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Article Par SOULEYMANE SALL, Paru le Samedi 24 Oct 2009
«L’Etat doit voter une loi d’amnistie pour Salif Sadio», a déclaré, hier, Demba Baldé, coordonnateur régional du Mouvement des jeunes pour la paix et l’intégration (Mjpi). C’était lors d’une rencontre de sensibilisation, d’échange et de partage sur la «gestion du conflit casamançais», organisée par le Mjpi.
«Il est impossible de régler le conflit casamançais par les armes», a indiqué Demba Baldé qui appelle les deux parties (l’Etat et le Mfdc) à s’asseoir autour d’une table. Des négociations qui ne peuvent pas se faire sans la présence de Salif Sadio, le chef de file d’«Atika», dont il dit être convaincu de son influence. Selon lui, l’Etat du Sénégal doit voter une loi d’amnistie pour Salif Sadio avant toutes négociations. Le coordonnateur régional de Mjpi, M. Demba, a appelé, les professionnels des médias à faire plus de professionnalisme dans le traitement de l’info en zone de conflits. Il a rappelé le rôle primordial de la presse dans la recherche de la paix. Pour sa part, le coordonnateur du journal en ligne régional «Koldanews.com», le doyen Abdou Diao, par ailleurs point focal de ladite rencontre, a esquissé devant les confrères un arbre «généalogique» du conflit qui rappelle le contexte et l’historique de la crise casamançaise. Empruntant les propos d’un confrère du nom de Luc A. Tiao, le doyen Diao dira que «les médias (correspondants) ne sont pas des acteurs neutres des conflits, mais ils peuvent jouer un rôle important dans leur radicalisation tout comme ils peuvent représenter des acteurs fondamentaux dans leur résolution pacifique». C’est ainsi, dit-il, que la pratique du journalisme ne saurait s’affranchir des normes de la déontologie et de l’éthique, même en période de crise», a-t-il insisté, invitant les confrères à plus de professionnalisme dans l’exercice de leur travail. Cependant, martèle M. Diao, «le correspondant local ne doit pas se laisser intimider par des réactions de la population hostile à la presse. Mais pour asseoir sa crédibilité, il ne peut agir qu’à la loyale, carte de presse en tête. Il doit travailler avec fair-play et donner systématiquement la parole aux personnes mises en cause, même s’il encourt des risques. Une règle d’or du journalisme : le droit du public, à savoir la vérité rien que la vérité», a prévenu le doyen Diao.
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