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VIOL SUIVI DE GROSSESSE SUR SON ELEVE Le professeur d’Espagnol reconnaît enfin la paternité

Paru le Mardi 15 Sep 2009

Le professeur d’Espagnol, poursuivi pour le chef d’accusation de viol au préjudice de son élève, a reconnu la paternité de la grossesse. Hier, devant le tribunal des flagrants délits, son avocat a fait part de cette nouvelle au juge pour que le dossier soit retenu. Les résultats du test Adn ne sont plus nécessaires.

L’affaire de viol imputée à Mamadou Kâ, professeur d’Espagnol au collège Amadou Aïssa à Yeumbeul, vient de connaître un tournant décisif. Le formateur qui a, lors de l’audience du 24 juin dernier, nié avoir été l’auteur de la grossesse de son élève M.T, âgée de 16 ans, est revenu à de meilleurs sentiments. M. Kâ a, en fait, reconnu être le père de l’enfant que porte son élève mineure. Cependant, il avait réfuté les allégations de la partie civile qui l’avait cité comme étant l’auteur de sa grossesse suite à un viol. Ce qui a fait que le tribunal des flagrants délits avait ordonné une expertise Adn suite à la demande des deux parties aux fins de déterminer qui est le père de l’enfant issu de ce viol. Le médecin choisi indique que l’expertise médicale demandée ne sera possible qu’après l’accouchement DE la fille. Entre temps, beaucoup de choses se sont passées et le professeur attendait toujours en prison la naissance de son fils qu’il avait voulu renier. Même une reconstitution des faits a été demandée par le juge des flagrants délits pour savoir si la description de la chambre de M. Kâ, faite par l’adolescente, était exacte. Mais hier, il a, par la voix de son avocat, reconnu la grossesse sans, toutefois, reconnaître le viol. Quand la robe noire a déclaré que son client a accepté la paternité de la grossesse, le juge a enchaîné en laissant entendre que ceci signifierait qu’il a reconnu l’infraction de viol. «Ce n’est pas le cas, le moment venu, nous poserons nos arguments pour écarter le délit de viol», a soutenu le conseil de la défense. Le dossier n’a pu être étudié dans le fonds, puisque les conseils de la partie civile ont demandé et obtenu un renvoi au 18 septembre prochain. Au départ, c’est une relation amoureuse qui a lié le professeur et son élève. Contre toute attente, le mariage du professeur avec une autre fille est annoncé. La fille trahie décide alors de rompre toute sorte de relation avec son amant d’enseignant. Ce dernier n’a pas accepté cette situation qui lui est imposée. Il invite M.T chez lui pour une séance d’explication sur leur relation. Seuls dans la chambre, M. Kâ regagne confiance, a soutenu la victime à la barre, après avoir convaincue son élève qu’il ne lui a pas trahi, mais qu’il s’était marié parce que ses parents l’y ont obligé. «C’est ainsi qu’il a fermé sa porte pour m’obliger à avoir des rapports sexuels avec lui. C’est la première fois que je couchais avec un homme. Tout ça s’est passé entre 16 heures et 18 heures 30», a soutenu la fille. Le professeur, lui, a nié en bloc, disant que les allégations de son élève étaient de fausses accusations. «Je n’ai jamais vu M.T en dehors de l’école. D’ailleurs, le jour où elle aurait été violée, j’avais cours de 15 heures à 17 heures», a crié le professeur d’Espagnol pour montrer qu’il n’a rien à voir avec la grossesse.



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