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Université Cheikh Anta Diop de Dakar Parfum de corruption dans le paiement des bourses

Paru le Mardi 19 Aoû 2008

À l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, beaucoup d’étudiants peinent à percevoir leurs bourses de fin d’année. Une bourse de 3 mois, octroyée aux étudiants avant les vacances. Et, devant rentrer à l’intérieur du pays et surtout dans les coins les plus reculés du Sénégal et même dans toute l’Afrique, tous les moyens sont bons pour les étudiants pour percevoir leur argent.

Depuis le début du mois d’août, les étudiants bloquent souvent l’avenue Cheikh Anta Diop pour réclamer leurs bourses. Et, souvent même, ils ne passent pas aux guichets de paiement. A cause du manque d’argent. «Les caisses de l’Etat sont-elles vides ?» C’est la question que bon nombre d’étudiants se posent. Selon Daouda Diatta, étudiant en 1ère année à la Faculté de droit:«Les payeurs viennent à 11 heures et repartent à 14 heures. Ils ne payent que quelques lots et ils disent que l’argent est fini». Face à cette situation de calvaire, ces étudiants qui n’ont plus aucun sou pour survivre, acceptent de donner la somme de 5 000 Fcfa ou 10 000F cfa pour recevoir leurs bourses le plus rapidement possible.

Sous le couvert de l’anonymat, un étudiant confie : «Certains payeurs complotent avec des vigiles et même avec des étudiants qui vont faciliter le payement de ces derniers moyennant une somme selon le taux de la bourse». Si l’on en croit un vigile, ces pratiques mafieuses existent et ce sont les étudiants qui le veulent. Et de poursuivre:«Certains étudiants ne veulent pas aller s’inscrire au niveau des guichets, ils viennent au camp Jérémy pour trouver des raccourcis. Ce sont ces mêmes étudiants qui proposent des sommes aux vigiles et aux payeurs». Les étudiants, pour leur part, estiment que si le paiement se déroulait dans les règles de l’art sans privilégier les uns par rapport aux autres, il n’y aurait aucun problème. Mais c’est la discrimination qui se fait entre les étudiants qui pose problème, pensent-ils. «Nous dénonçons cette magouille et même si les étudiants proposent de l’argent, c’est aux payeurs de refuser catégoriquement. Quant aux vigiles, ils doivent faire leur travail sans pour autant se mêler au paiement des étudiants», fulmine un étudiant. À ce problème s’ajoutent les bourses sociales que les bénéficiaires n’ont pas encore reçues.Ces derniers réclament leur argent avant la fermeture du campus social.



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